Né en 1972, je me suis passionné très tôt pour la nature, la photographie et les voyages. L'acquisition d'un appareil reflex numérique en 2004 m'a incité à me "remettre" à la photo, et surtout à m'initier à la photographie animalière depuis 2005.

La photographie animalière nécessite une connaissance de la faune et la flore (comportement, biotopes...) que je tente d'acquérir à travers mes lectures et mes observations sur le terrain, et une certaine persévérance afin de connaître la faune d'un lieu et ses habitudes. Tout cela ne suffit pas, il faut également avoir la chance qu'une belle lumière rasante vienne éclairer la scène.

La réunion de tous ces éléments donne alors naissance à un instant magique - et souvent éphémère - qu'il faut tenter de saisir sans "déranger" l'animal. Je préfère renoncer à faire une photo plutôt que de perturber un animal. Je puise mon inspiration dans mes balades, en particulier en Ile-de-France et en Bretagne, et en suivant le travail de photographes amateurs et professionnels talentueux (cf. liens).

Je tiens à remercier mon épouse et mes fils qui m'"autorisent" mes balades matinales ou nocturnes, ainsi que mes proches qui, s'ils se moquent gentiment lorsque je leur dis que je me lève à 5h pour me déguiser en "buisson", semblent apprécier certaines de mes photos.


Je voudrais pas crever
Avant d'avoir connu
Les chiens noirs du Mexique
Qui dorment sans rêver
Les singes à cul nu
Dévoreurs de tropiques
Les araignées d'argent
Au nid truffé de bulles
Je voudrais pas crever
Sans savoir si la lune
Sous son faux air de thune
A un coté pointu
Si le soleil est froid
Si les quatre saisons
Ne sont vraiment que quatre
Sans avoir essayé
De porter une robe
Sur les grands boulevards
Sans avoir regardé
Dans un regard d'égout
Sans avoir mis mon zobe
Dans des coinstots bizarres
Je voudrais pas finir
Sans connaître la lèpre
Ou les sept maladies
Qu'on attrape là-bas
Le bon ni le mauvais
Ne me feraient de peine
Si si si je savais
Que j'en aurai l'étrenne
Et il y a z aussi
Tout ce que je connais
Tout ce que j'apprécie
Que je sais qui me plaît
Le fond vert de la mer
Où valsent les brins d'algues
Sur le sable ondulé
L'herbe grillée de juin
La terre qui craquelle
L'odeur des conifères
Et les baisers de celle
Que ceci que cela
La belle que voilà
Mon Ourson, l'Ursula
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir usé
Sa bouche avec ma bouche
Son corps avec mes mains
Le reste avec mes yeux
J'en dis pas plus faut bien
Rester révérencieux
Je voudrais pas mourir
Sans qu'on ait inventé
Les roses éternelles
La journée de deux heures
La mer à la montagne
La montagne à la mer
La fin de la douleur
Les journaux en couleur
Tous les enfants contents
Et tant de trucs encore
Qui dorment dans les crânes
Des géniaux ingénieurs
Des jardiniers joviaux
Des soucieux socialistes
Des urbains urbanistes
Et des pensifs penseurs
Tant de choses à voir
A voir et à z-entendre
Tant de temps à attendre
A chercher dans le noir

Et moi je vois la fin
Qui grouille et qui s'amène
Avec sa gueule moche
Et qui m'ouvre ses bras
De grenouille bancroche

Je voudrais pas crever
Non monsieur non madame
Avant d'avoir tâté
Le goût qui me tourmente
Le goût qu'est le plus fort
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir goûté
La saveur de la mort...


Boris Vian

 

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